Peinture

Jean-Michel Bacquet — Prix Maryse Anderbouhr 2023

Jean-Michel Bacquet travaille en plein air, s’imprègne des lieux qu’il aime silencieux, livrés à eux-mêmes. Patiemment, il revient sur le motif, l’observe à différentes heures, sous différentes lumières, en capte les mutations. Ainsi a-t-il observé longuement, patiemment le château de Selle par un jour d’hiver sous un ciel sans nuages où les couleurs évoluent au fil des heures depuis une légère brume jusqu’à une atmosphère limpide.

Malgorzata Paszko — Prix Renée Bernard 2023

Héritière des Impressionnistes tout en affirmant une vision personnelle du paysage, Malgorzata Paszko privilégie tout d’abord la lumière. Si elle étudie patiemment les lieux, elle les réécrit selon sa sensibilité perceptible dans chacune de ses oeuvres. La lumière semble être le maître-mot dans sa peinture où les reflets sont souvent présents. Les pigments et liants avec lesquels elle s’exprime lui permettent de composer des toiles personnelles, témoins de son admiration pour divers paysages : sous-bois, chemins, étang qu’elle représente selon son choix esthétique.

Jan K — Prix Franck Duminil 2023

Entre figuration légère et abstraction, cette oeuvre dans laquelle s’unissent peinture et dessin, n’est pas loin de l’expressionnisme par sa puissance expressive, dans la liberté du geste ; elle se rapproche par moments de la calligraphie. Des lignes noires et taches de couleur surgit de temps à autre l’esquisse d’un visage dénué de traits dans lequel seul est vraiment visible le rouge sensuel qui représente des lèvres. La gamme colorée contribue à créer la vie.

Enzo Meglio — Prix Paul Ambille 2023

Ce jeune artiste diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris aime conter des histoires, parfois à partir de textes ou de peintures et sculptures connues qu’il se réapproprie et réinvente et, sous son pinceau, se renouvellent au gré de son invention. Dans une écriture contemporaine, il souhaite interroger, susciter l’imagination. Enzo Meglio conserve toute sa liberté. Figuratives, ses peintures sur toile ou parfois métal témoignent d’un vrai tempérament de peintre. La matière légère est ponctuée de transparences et sous la lumière vibrent les bruns et les bleus.

Edgar Manuel Marcos — Prix Madeleine Couderc 2023

Edgar Manuel Marcos exprime avec vérité et une grande sensibilité cette désespérance, passagère on l’espère, ou cette interrogation sur la vie et ses difficultés. Chaque figure, chaque attitude sont peintes dans la vérité en de longues touches, sans détails excessifs. La lumière baigne les visages à l’expression si naturelle. Exprimer autant qu’il est possible le monde intérieur, les incertitudes et interrogations, le déchirement parfois, sans emphase, c’est tout l’art de ce créateur. Une atmosphère de silence enveloppe ces jeunes femmes et hommes qui se livrent mais dans la discrétion.

Dimitri Buiron — Prix Eddy Rugale Michailov 2023

Toujours à la frontière de l’imaginaire ou du rêve, Dimitri Buiron construit des tableaux solides à l’huile, réalisés à partir de dessins préparatoires ; il utilise également quelquefois la photographie. Son oeuvre évoque des visions fugaces, souvent étranges ou symboliques qui lui apparaissent et qu’il confie à la toile. Cependant, la réalité est également présente, témoin du quotidien : ainsi l’intérieur du métro et ses voyageurs si divers. Mais au-delà de cette réalité singulière, l’on est attiré par sa représentation toujours personnelle, symbolique.

Ilan Pariente — Prix Eddy Rugale Michailov 2023

Ilan Parienté aime traduire sa pensée, ses émotions, sa réflexion sur l’union entre l’être humain et la nature en travaillant sur des grands formats dans lesquels il se révèle fort à l’aise. Il évoque la terre soumise aujourd’hui plus que jamais aux aléas du climat mais également du travail des hommes. Il veut cependant demeurer optimiste comme en atteste son oeuvre d’apparence paisible. Ainsi évoque-t-il le remembrement si nécessaire par un énorme tronc d’arbre traité en premier plan comme un portrait qui impose sa présence et traduit la réflexion du peintre sur l’avenir.

Boud'one — Prix Fernand Cormon 2023

Que veut exprimer Boud’One ? La folie de notre monde, tout ce qui nous préoccupe et nous déstabilise dans un foisonnement de détails où apparaissent personnages hybrides, oiseaux gracieux, chimères dans la subtilité de l’écriture. Une manière poétique de s’indigner de tous les dérèglements. Cette figuration libre se réfère souvent comme le souligne l’artiste, à des périodes anciennes : l’art gothique ou flamand autant qu’à des artistes modernes.

Alain Carpentier — Prix Joël Dabin 2023

Ici, tout est trait en noir et blanc ou discrètement coloré, le regard s’habitue peu à peu à ce flot de lignes dynamiques nourries de signes inconnus nés de l’imaginaire d’Alain Carpentier. Qu’évoque-t-il, sinon la vie et ses tourments : la guerre et ses destructions ou, plus sereinement, la mer et des bancs de poissons qui, par un tracé dynamique, animent la surface. Mais c’est aussi un voyage en Afrique avec de magnifiques totems et leurs dessins réalisés en des traits ondulants traités dans des bleus doux qui se détachent de fonds sombres.

Lucile Piketty — Prix Marin 2023

Proches, ils font partager leur univers familier dans sa réalité qui pourrait évoquer la photographie dans la précision du réel mais où le regard de l’artiste est primordial. Lucile Piketty peint en particulier des jeunes femmes seules ou en conversation, d’un grand naturel, insouciantes ou songeuses. Chaque expression, chaque détail vestimentaire ou de l’environnement est saisi, loin de quelque minutie mais dans la précision du geste qui demeure libre.