Ramzi Ghotbaldin — Prix Renée Bernard 2022

Texte de Nicole Lamothe

Section
Peinture

D’origine kurde, ce peintre a connu des moments difficiles dans son pays. S’il vit à Paris depuis plus de 30 ans, sa terre natale demeure profondément en lui. Il compose une œuvre qui unit subtilement l’art d’Orient et d’Occident.

Dès l’enfance Ramzi Ghotbaldin a vécu parmi les images, son père était photographe et tout naturellement, il dessine. Il s’inscrit à l’Institut des Beaux-Arts à Bagdad d’où il sort diplômé en art graphique. Les événements dramatiques qui affligent son pays l’obligent à se réfugier dans la montagne où il travaille durant plusieurs années. La lumière, l’espoir viendront en 1990 lorsqu’il est invité à participer à une exposition d’artistes kurdes à Paris, il ne repartira pas.

Réalité et rêve s’unissent dans ces vues d’une nature vigoureuse réalisées en une matière nourrie et une vraie richesse de la palette aux tonalités souvent sombres éclairées de teintes plus fraîches qui génèrent la lumière. Les souvenirs de son pays alliés aux paysages découverts en France composent une œuvre sensible en dépit de sa force et très poétique. On y perçoit une certaine nostalgie en même temps qu’une admiration pour les arbres, les fleurs, les vastes espaces. Authentique, singulière la création de ce peintre se situe entre mémoire et imaginaire.

Prix Renée Bernard

Section
Peinture

Créé par Renée Bernard, peintre (1906 - 2004).

Ce prix devra récompenser un artiste de talent dont les travaux révèlent une science de la composition ainsi qu’un souci particulier de l’harmonie des couleurs (réalité transfigurée, inspiration, poésie et sensibilité).