Louise Giamari — Prix Charles Malfray 2016

Section
Sculpture

Détresse, fatalité ? On est saisi par ce que révèle de l’humanité cette sculpture émouvante, symbolique et qui s’impose par sa beauté déchirante.

Ces couples au corps rude, rugueux, ces visages presque dénués de traits ou voilés par une chevelure féminine et à l’expression douloureuse sont les témoins d’une vie, d’un attachement profond entre deux êtres comme à l’abandon et présentés parfois à la façon d’une Pieta. Une œuvre grave d’où la violence n’est pas absente qui ne cède à aucune facilité, aucune concession ; expressionniste dans sa forme avec une démesure voulue des bras, des mains.

  Puissante, énergique cette sculpture exprime des sentiments intimes avec authenticité. La lumière fait vibrer les volumes, accuse la forme des corps. Lorsque Louise Giamari devient animalière on retrouve dans certaines pièces le tragique mêlé à l’humour. Ces corps stylisés affirment leur présence. Cette artiste s’intéresse à différentes expressions de la matière dans laquelle elle creuse des alvéoles afin de créer un relief et introduit la couleur. La mort rôde et ces bêtes debout prennent l’allure de l’homme mais encore ses émotions. Cette création rare ne laisse pas indifférent.

Prix Charles Malfray

Section
Sculpture

Créé par René Andreï en mémoire de Charles Malfray, sculpteur (1887-1940). Ce prix est décerné « à un sculpteur de nationalité française, âgé d’au moins 52 ans, dont l’œuvre se rattache à l’Ecole française traditionnelle.»

Les prix Charles Malfray et Andréï-Graec sont attribués en alternance d'une année sur l'autre avec les prix Taylor de sculpture.