Annick Leroy — Prix Charles Malfray 2020

Texte de Nicole Lamothe

Section
Sculpture

De l’informatique à la sculpture, c’est l’intéressant parcours d’Annick Leroy qui, éprise de liberté, de volonté créatrice, a suivi cette nouvelle voie et c’est une réussite.

Echo de la vie de tous les jours ces sculptures, instantanés de sportifs en exercice, le corps en suspension, en course, prêts à plonger ou personnages en proie à leur réflexion ; ces divers portraits affirment une forte expressivité. De chacun d’eux émanent vérité et émotion. L’artiste joue avec équilibre et déséquilibre, attitudes improbables. Ces œuvres sont empreintes d’un regard bienveillant sur l’humain et parfois perce une pointe d’humour.

Annick Leroy pratique la terre enfumée pour les petites pièces, réserve le bronze pour les œuvres monumentales. Forte est la présence des personnages exprimés dans leur vérité, ils nous sont proches. Traités avec vigueur, les portraits animés par lumière et ombre, font apparaître la personnalité du modèle ; puissamment sculptés, en des volumes affirmés, ils reflètent la vie intérieure. Parfois elle simplifie les volumes mais le thème demeure lisible. Si l’artiste s’exprime par la figuration, son œuvre demeure pleinement contemporaine, parlant, témoin de tous ces petits moments qui font la vie.

Prix Charles Malfray

Section
Sculpture

Créé par René Andreï en mémoire de Charles Malfray, sculpteur (1887-1940). Ce prix est décerné « à un sculpteur de nationalité française, âgé d’au moins 52 ans, dont l’œuvre se rattache à l’Ecole française traditionnelle.»

Les prix Charles Malfray et Andréï-Graec sont attribués en alternance d'une année sur l'autre avec les prix Taylor de sculpture.