Donation Yves Jobert (1930-2023) - "Ma main n'en fait qu'à sa tête"

Du mardi au samedi de 13h à 19h (sauf jours fériés).
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Gravure
Dessin
Vernissage
de 15:00 à 21:00

Chaque gravure porte en elle sa propre vérité, le graveur se situant à l'écart de l'ambiance culturelle du contemporain. Le monde de l'image gravée est pour moi une manière spécifique d'être.

Yves Jobert

Formation et parcours

En 1950, Yves Jobert intègre les ateliers de gravure et de lithographie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il obtiendra plus tard une maîtrise d’Arts Plastiques de l’Université Paris VIII. Tout au long de sa carrière, Yves Jobert développe une œuvre essentiellement consacrée à la gravure et au dessin, et participe à de nombreuses expositions en France et à l’international. Régulièrement présent au Salon d’Automne, au Salon du Trait et au Salon du Dessin et de la Peinture à l’eau, il est également invité dans de nombreuses biennales et manifestations consacrées à l’estampe. Son œuvre est récompensé par plusieurs prix, parmi lesquels le Prix de gravure Paul Gonnand de la Fondation Taylor et le Prix Jacques Villon du Salon d’Automne. Il enseigne également le burin à l’École des Beaux-Arts de Lyon.

 

Le burin, une écriture revendiquée

Pour Yves Jobert, le burin constitue bien davantage qu’une technique : il est un véritable moyen d’expression. Il choisit la plaque de cuivre pour sa résistance et son poids, et trouve dans le geste lent et précis du burin une manière de donner corps à son imaginaire. Les tailles se croisent et s’entrecroisent, construisant les volumes et faisant naître les contrastes entre le noir de l’encre et le blanc du papier. Cette pratique exigeante, fondée sur la maîtrise du geste et la lenteur, devient ainsi pour l’artiste une forme de méditation autant qu’un travail de création.

 

Un monde de figures étranges et sarcastiques

Yves Jobert puise son inspiration dans un imaginaire peuplé de personnages sarcastiques, grotesques ou étranges. Ces figures, qui surgissent au fil du dessin, expriment son étonnement face au monde et aux comportements humains. La rigueur du burin donne à ces silhouettes une présence singulière, souvent teintée d’humour et d’ironie. À travers elles, l’artiste explore une forme de fantastique où l’étrangeté côtoie le quotidien. Ses gravures, publiées notamment par La Gravure Originale ou L’Amateur d’Estampes, témoignent ainsi d’une œuvre profondément attachée aux possibilités expressives de l’image gravée.