Soutien aux graveurs Libanais

Gravure
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La Fondation Taylor et des associations de graveurs en France s’associent pour soutenir les artistes graveurs de la région de Beyrouth, durement touchés par la situation économique du Liban. Parrainée par le peintre-graveur Assadour, cette exposition a pour objectif d’apporter un soutien moral et matériel aux artistes, par l’intermédiaire du Beirut Printmaking studio.

Le Beirut Printmaking Studio est un lieu d’apprentissage, de pratique et d’expérimentation artistique autour du multiple. Gravure, lithographie, gravure sur bois, linogravure... il permet à de nombreux artistes libanais de créer, d’échanger et de développer un travail artistique sur la durée. Il n’est situé qu’à 800 mètres de l’épicentre de l’explosion qui a détruit toute une partie de la ville le 4 août 2020. Depuis ce jour, la crise économique et l’inflation au Liban n’ont pas épargné les artistes de la région de Beyrouth. C’est ainsi à l’initiative des artistes- graveurs Sabine Delahaut et Jean-Michel Uyttersprot qu’une chaîne de solidarité s’est mise en place au profit des graveurs libanais. Fidèle à sa mission de soutien aux artistes, la Fondation Taylor a ainsi acheminé du matériel de gravure qu’il est désormais impossible de trouver au Liban (papier, encre, cuivre, tarlatane, outils, etc.).

Assadour, peintre-graveur Libanais, est parrain de cette exposition. Né au Liban en 1943 et initié au dessin à Beyrouth, il poursuit sa formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Lucien Coutaud. Son œuvre fait partie aujourd’hui de collections publiques et privées en France et à l’international.

Cette exposition réunira les gravures d’artistes libanais, les œuvres du peintre-graveur Assadour, des éditions gracieusement données par plusieurs associations de graveurs et d'amateur d'art françaises, ainsi que des œuvres de nombreux graveurs.
Ces gravures seront vendues au seul bénéfice du Beirut Printmaking Studio dans le but d’apporter un soutien matériel aux artistes graveurs de la région. Les estampes qui ne trouveraient pas acquéreur lors de l’exposition constitueront le fonds initial d’une collection d’estampes qui sera créé à Beyrouth et mis à disposition des étudiants en art de l’atelier et de la Libanese International Université de Beyrouth (LIU).